
Cette pionnière, première femme à la magistrature sénégalaise, à la retraite, a fait des recherches et publications dans plusieurs domaines de recherche, notamment sur les questions pertinentes des droits humains.
Les cadres juridiques pour les droits des femmes et des enfants au Sénégal, les crimes, le viol et autres
violences en temps de conflit, la violence basée sur le genre, ainsi que l’intégration des femmes dans les forces armées, aucun sujet, surtout quand cela va dans le sens de la défense des droits des femmes et l’égalité des sexes, n’a de secret pour elle.
Pour être objective, je commencerai par dire que par rapport au début de mon militantisme qui se situe en 1974, ou même un peu avant parce que quand j’étais à Saint-Louis, j’avais créé le réveil des femmes à Saint-Louis, une association de femmes, pour un peu vulgariser leurs droits.
Me DIOR FALL SOW :AJS
Ensuite, je suis membre fondatrice de l’Association des juristes sénégalaises donc, en partant de ce revers-là, je peux dire qu’il y a eu d’énormes progrès. Des progrès, mais qu’il reste encore beaucoup de choses à faire. Par rapport, d’une part, à la législation, c’est vrai qu’on a dans notre pays, depuis les indépendances, depuis les Constitutions, les premières constitutions, dans les faits, dans le droit, on dit bien qu’il y a une égalité entre les hommes et les femmes. Mais, le problème s’est toujours posé au niveau des faits parce qu’on se rend compte que cette égalité n’est pas effective et qu’il y a encore de nombreuses de discriminations
Celle qui fut décorée au Chevalier et Officier de l’Ordre national du Mérite du Sénégal et qui fut encore Avocate Générale Principal auprès de la Chambre d’Appel du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, a été nommée Avocate Générale au Bureau du Procureur du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.
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